Aujourd’hui j’inaugure une nouvelle catégorie ‘Interview au féminin »!
Vous avez vite saisi le concept, il s’agit d’interviewer. Oui mais pas n’importe qui!
Priorité aux femmes entrepreneurs, aux femmes évoluant dans des milieux d’hommes, aux femmes mampreneurs et aux femmes, simplement !!
Et pour ouvrir le bal, j’ai choisi une invitée d’exception : Aurélie Duthoit de BABYLOAN
Babyloan est un concept que j’affectionne particulièrement et auquel je me suis intéressée de près dernièrement puisque cela a été ma première vraie idée de business. Je me suis donc rapprochée d’Aurélie Duthoit, mais je la laisse parler de BABYLOAN mieux que moi:
1. Qui es-tu et quel est ton parcours?
Je suis Aurélie Duthoit, co-fondatrice de Babyloan.
Je suis diplômée de l’Edhec Lille, et j’ai découvert la micro-finance lors de ma césure en 2003. Et plus précisément à travers un programme de création de banques communautaires pour les femmes indigènes. Et ce pendant 6 mois en Equateur, période qui s’est finalement transformée en 12 mois, tellement la mission était passionnante. Ce moyen de financement était encore inconnu à cette époque. A mon retour en France, j’ai travaillé à la structuration d’un mécénat de compétences entre la banque ABN AMRO (où travaillait Arnaud qui a fondé Babyloan avec moi) et OXUS, le réseau d’institutions de microfinance de l’ONG ACTED (fondatrice également de Babyloan). De ABN AMRO, j’ai rejoint OXUS puis je me suis lancée dans l’aventure Babyloan.
2. Comment est né votre projet BABYLOAN ?
Arnaud a eu l’idée après avoir lu un article sur le site précurseur qui faisait de la microfinance pour le grand public aux Etats-Unis. Lui, la quarantaine, ancien banquier reconverti dans la microfinance et moi, la vingtaine passée, opérationnelle dans l’âme. Nous formons une équipe très complémentaire avec une volonté commune de démocratiser le microcrédit auprès d’un large public ; et de trouver de nouvelles sources de financement pour permettre à la microfinance de croître et répondre au besoin de micro crédit entreprenarial toujours croissant.
3. Quel en est le concept ?
Permettre au grand public de parrainer un micro-entrepreneur du sud en lui faisant un prêt solidaire et non un don. Il s’agit de casser le côté charitable et assistanat et de faire confiance en mettant en avant le côté égalitaire.
4. Et le nom BABYLOAN alors ?
Après des mois de réflexion médiocre, le nom Babyloan m’est venu comme un déclic un soir en rentrant chez moi en vélo en écoutant le groupe Babylon Circus ! Nous avons joué sur le double sens : ville communautaire et jeux de mots de bébé-prêt en anglais.
5. Avez-vous bénéficié de suivi, de support, ou d’accompagnement au féminin? (pépinière, incubateur…)
Non, nous avons utilisé notre réseau pro, perso et nos contacts respectifs pour monter ce projet mais il s’agit avant tout d’un prolongement professionnel car ACTED est un des actionnaires fondateurs. En effet, Babyloan n’est pas une association mais un « Social Business » ou entreprise sociale qui n’a pas vocation à distribuer de dividendes.
6. Est-ce qu’être une femme a pu être parfois un avantage?
Ni avantage, ni inconvénient ! Je dirais plutôt que c’est notre tandem atypique qui a été un avantage car le contraste homme/femme et vingtaine/quarantaine a provoqué une dualité qui a servi notre projet.
7. La qualité féminine qui vous a servi le plus ? (peut-être aussi le défaut féminin!)
Ce n’est pas une qualité mais ma conscience maternelle me pousse à faire de bonnes choses pour le monde dans lequel grandissent mes enfants. Sinon, attentive et organisée bien entendu ! « Bornée » est un défaut féminin assez utile…mais que partage pas mal Arnaud.
8. Y a-t-il des rencontres qui vous ont marquées ?
Toutes ! Les rencontres du quotidien avec nos partenaires, des porteurs de projets, etc. Par exemple, la rencontre avec un des fondateurs de 1001 fontaines, qui a une vie composée de plusieurs vies passionnantes et que je souhaite à tout le monde.
9. Un dernier conseil personnel pour nos futures entrepreneuses ?!
Savoir ce que l’on veut, avoir la foi et persévérer. Et dans les premiers temps ne pas trop écouter notre entourage qui peut se montrer « sceptique » surtout quand il s’agit d’un projet aussi innovant et « jamais vu » que Babyloan
10. La discipline que vous vous imposez chaque jour ?
Libérer la nounou à 18h45 ! Plus sérieusement, partir du bureau avec le moins de mails possible pour le lendemain, car l’urgence et l’imprévu sont un combat quotidien.
11. Avez-vous d’autres projets ou idées de créations en tête ?!
Pour le moment j’ai un projet assez abouti qui serait dans les mêmes eaux que Babyloan. Et un au stade de réflexion, pour les bébés et qui serait ma 1ère idée d’entreprise qui « vendrait » quelque chose ! Histoire de faire vivre ma famille avec mes idées d’entreprises.
Merci Aurélie d’avoir participé à cette grande première.
Aider une femme entrepreneur, du sud, c’est simple comme BABYLOAN en fait
Et comme c’est la période des fêtes et que BABYLOAN a pensé à tout pour vous, rdv sur le site pour offrir à tour de bras des passeports cadeaux pour vos proches ! Et hop une idée de cadeau gratuite
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